Je m’appelle Malika Mikou. Je suis une élève en classe de première et je fais partie de l’association sportive du Lycée Regnault depuis la sixième, soit six ans si nous comptons cette année de première.

Le Lycée Regnault ne propose que l’AS basketball pour les filles et, avec les années, j’ai appris à adorer ce sport. Cette activité m’a appris que, pour réussir, nous n’avons qu’une seule et unique possibilité : donner le meilleur de nous-mêmes. Si nous ne plaçons pas bien les articulations de nos mains sur la balle, ne fléchissons pas assez les jambes pour nous permettre d’avoir plus de force et ne visons pas le panier sérieusement, nous ne marquerons pas. Bien que ce ne soit « qu’une activité sportive », le basketball est une activité sérieuse. Toutefois, comme dans toutes les matières, nous pouvons nous amuser. Seulement, pour mêler amusement et victoire, il faut donner tout ce que l’on a. Aujourd’hui, grâce au basketball, je sais que seule ma motivation me permettra d’atteindre mes objectifs. Je sais que si je m’en donne les moyens, je peux réussir.

Néanmoins, le basketball est un sport collectif. Malgré le fait que mon premier paragraphe ne parle que des efforts personnels qu’il faut fournir, sans mes coéquipières, je n’aurais jamais gagné aucun match. Le basketball est comme une chorégraphie : si l’une des cinq joueuses s’écarte de son placement pour bloquer le panier à un adversaire, une autre doit prendre sa place. Il s’agit d’une danse qui dure le temps d’un match, où la confiance et l’entraide sont la clef de la victoire. Nous ne pouvons pas jouer au basketball sans se faire des passes, visualiser les placements des autres – coéquipières ou adversaires – et faire confiance à notre équipe.

On pourrait penser qu’avoir ne serait-ce qu’une joueuse brillante serait suffisant. Et cela peut l’être de temps en temps. Seulement, lorsqu’on pratique un sport collectif, nos performances personnelles sont insuffisantes. Si les talents des joueuses ne se mêlent pas pour former la force de l’équipe, alors toutes ces heures passées à s’entraîner seront vaines. Lorsque nous sommes en AS, les disputes et discordes ne comptent plus. Si faire une passe à quelqu’un nous permet de marquer, ce n’est même pas la peine de réfléchir, la balle, poussée par une impulsion suffisante et déterminée, arrivera dans les mains de cette coéquipière.

Outre cet esprit d’équipe et cette capacité à croire en nous-mêmes, l’AS m’a permis de rencontrer nombre de personnes intéressantes et intelligentes. Faire partie d’une équipe nous rapproche de nos camarades et ces compétitions m’ont aussi permis de faire de mes adversaires des amis au fil des années.

En AS, nous avons trois types d’épreuves très similaires : les inter-districts, les districts et l’épreuve finale de deux jours : les nationaux.

Pour les districts, nous sommes réunis par départements : tantôt à Tanger, tantôt à Meknès, nous affrontons les équipes du collège français de Fès et celles du collège-lycée de Meknès – la ville de Fès n’ayant pas de lycée français, pour leurs trois ans de lycée, ils doivent aller à Meknès. Un nombre précis de places est alloué par département et c’est donc à cette occasion que nous nous qualifions pour les inter-districts de Rabat. Lors de ces inter-districts, nous affrontons généralement les équipes de Descartes, La Résidence et Malraux. Il y a de nouveau un nombre précis de places allouées et les équipes qualifiées se dirigeront cette fois-ci à Casablanca, à peu près lors de la semaine du 11 avril, pour gagner la coupe. Il y aura en tout douze équipes divisées en plusieurs poules.

Aux nationaux, le basketball et le football ne sont pas les seuls sports présents. En effet, les qualifiés y retrouveront des amateurs de volley-ball et handball.

Selon moi, cette dernière compétition est la meilleure partie de cette activité. Il s’agit d’un aboutissement: nous avons vaincu toutes les équipes que nous avons affrontées et sommes qualifiés. De plus, ces deux jours de compétition ont quelque chose de magique, une atmosphère différente les habite. Il n’y a rien de plus vivifiant que de chanter à l’unisson l’hymne de notre école lorsque l’une de nos équipes joue. Lors de ces deux jours, les élèves de Regnault qualifiés ont l’air d’être une famille. Chaque équipe est encouragée et c’est aussi l’occasion de faire la connaissance de ces personnes que nous voyons tous les jours, mais auxquelles nous n’avons peut-être jamais parlé.

En conclusion, l’AS, au fil des années, m’a beaucoup apporté. Cette activité m’a permis d’améliorer mes capacités en basketball ainsi que d’évoluer vers la version de moi-même que je suis aujourd’hui. Si je devais conseiller une activité aux nouveaux arrivants du Lycée Regnault, ce serait bien celle-ci.

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