écrit par Yasmine Hedhiri

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« On peut définir la science-fiction comme la branche de la littérature qui se soucie des réponses de l’être humain aux progrès de la science et de la technologie. »

Isaac Asimov, préface de David Starr

Y a-t-il quelqu’un parmi vous, chers lecteurs, qui n’aime pas la science-fiction ? J’imagine que si vous lisez cet article, c’est que vous avez un certain attrait pour ce genre.

Tout d’abord, définissons ce qu’est la science-fiction :

La science-fiction est un genre dont les contenus se basent sur des avancées scientifiques ou techniques pouvant avoir lieu dans le futur. Ce fondement scientifique fait que la science-fiction se distingue du genre fantastique, où les situations et les personnages sont le fruit de l’imagination.

Le genre de la science-fiction est également connu comme littérature d’anticipation, étant donné les caractéristiques susmentionnées. En effet, de nombreux auteurs de science-fiction ont réussi à prévoir le surgissement de plusieurs inventions, comme Jules Verne avec les sous-marins ou les navettes spatiales. La science-fiction est née comme un sous-genre littéraire dans les années 1920. Certains distinguent la hard science-fiction (ou SF dure) et la soft science-fiction (ou SF douce), suivant la rigueur avec laquelle sont traitées les données scientifiques. La science-fiction dure serait donc « la plus scientifique », sans trop laisser de place à l’imagination. En revanche, la science- fiction dite douce inclut quelques suppositions sans base scientifique ou réelle.

Parmi les auteurs les plus célèbres de science-fiction, nous mentionnerons Isaac Asimov (1920-1992, auteur de « Les Robots »), Ray Bradbury (1920-2012, « Chroniques martiennes », « Fahrenheit 451 »), Arthur C. Clarke (1917-2008, « l’Odyssée de l’espace »), Aldous Huxley (1894-1963, « Le Meilleur des mondes »), Ursula K. Le Guin (1929-2018, « Les Dépossédés ») et à nouveau Jules Verne (1828-1905, « Voyage au centre de la Terre », « Vingt mille lieues sous les mers », etc.).

Le futur n’existe pas encore (du moins, c’est une théorie admise et il se peut que ce soit faux… Mais ça, ce sera pour une autre fois). Donc, si le futur n’existe pas, on ne le prédit pas non plus. Personne ne voit l’avenir.

La S.F. sert à empêcher l’avenir dans la mesure où la science-fiction permet d’anticiper les dangers que le futur nous réserve peut-être. Mais également nous aider à inventer le futur en faisant en sorte d’éviter justement les dangers éventuels. Empêcher et inventer !

Bien sûr, pour beaucoup de gens, elle est associée à l’image du geek vivant dans sa chambre chez maman. Elle n’a pas forcément une super image auprès de la grande majorité, mais elle est très importante pour la société. La science-fiction a le pouvoir de libérer l’imagination et un certain petit monsieur nommé Einstein a déclaré que « L’imagination est plus importante que la connaissance ». Si vous imaginez quelque chose, peut être qu’un jour, quelqu’un aura le pouvoir d’en faire une réalité.

L’un des exemples les plus célèbres est celui des robots. Le premier à avoir trouvé ce nom est Karel Capek, en 1920. Le terme robot signifie « servant » ou « esclave » en tchèque. Il est le premier à avoir imaginé qu’un jour, des robots pourraient nous aider. Un autre écrivain de science-fiction a beaucoup développé le concept : Isaac Asimov. Dans sa saga sur les robots, il a mis au point les fameuses 3 lois de la robotique expliquant l’interaction entre robot et humain. Et aujourd’hui, le mot « Robot » et les 3 lois sont utilisés dans toutes les universités et laboratoires robotiques. Le travail de ces 2 écrivains de science-fiction (entre autres) est devenu une référence pour la recherche scientifique dans ce domaine.

Il serait presque impossible d’évoquer la science-fiction sans parler d’innovation, car la réalité rattrape la (science-)fiction. De nombreuses innovations de science-fiction ont été décrites dans la littérature ou au cinéma bien avant d’être concrétisées. Et les organisations en quête d’innovations l’ont bien compris. La NASA et l’ESA recrutent des personnes pour repérer les nouveautés proposées en science-fiction. Il serait dommage de passer à côté d’une bonne idée…

« Beaucoup d’entre nous mourront ainsi sans jamais être nés à leur humanité, ayant confiné leurs systèmes associatifs à l’innovation marchande, en couvrant de mots la nudité simpliste de leur inconscient dominateur. »

Henri Laborit – 1914-1995

Le concept d’innovation, a beaucoup évolué au cours de l’histoire. La littérature est abondante, en particulier depuis l’après-guerre, pour essayer de cerner cette notion et de lui donner une définition. Les différents essais de définition recensés permettent d’ailleurs de comprendre les évolutions dans la compréhension et la conceptualisation de ce phénomène.

Du latin in, dans, et novare, rendre nouveau, renouveler, refaire, restaurer, transformer, changer, innover. L’innovation est l’action d’innover, c’est-à-dire d’introduire quelque chose de nouveau en terme d’usage, de coutume, de croyance, de système scientifique…

En matière d’économie, l’innovation est une évolution significative d’un produit, d’un service ou d’un processus de fabrication qui apporte quelque chose de nouveau, d’encore inconnu ou qui utilise une technologie nouvelle issue de la recherche fondamentale.« On entend par innovation technologique de produit la mise au point/commercialisation d’un produit plus performant dans le but de fournir au consommateur des services objectivement nouveaux ou améliorés. Par innovation technologique de procédé, on entend la mise au point/adoption de méthodes de production ou de distribution nouvelles, ou notablement améliorées. Elle peut faire intervenir des changements affectant – séparément ou simultanément – les matériels, les ressources humaines ou les méthodes de travail. »

OCDE, Manuel d’Oslo, 2ème édition, 1997

Mais l’innovation est un terme polysémique, c’est pourquoi nous en avons fait le thème de ce second numéro : nous voulions laisser à nos élèves l’opportunité de le définir et d’en parler comme ils le voulaient. Voici leur travaux…

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