écrit par Hamza El Haddad

Contrairement aux idées reçues, les jeux vidéo ne sont pas des inventions dangereuses dont le but serait de rendre les générations futures moins performantes et plus violentes. Parmi les joueurs, on ne trouve pas que des personnes enfermées chez elles, affalées sur un fauteuil à manger de la malbouffe tout en jouant à des jeux vidéo. En réalité, plus de 3,1 milliards de personnes sont des joueurs réguliers, ce qui représente 40 % de la population mondiale. Parmi ces joueurs figurent des personnes de tous âges, avec autant de femmes que d’hommes.

Bénéfiques pour la santé et pour l’esprit

Les jeux vidéo constituent un outil antistress important. Ils permettent de s’évader mentalement et donc de rendre le joueur plus heureux. On ne compte plus le nombre de jeux dans lesquels on peut modifier son personnage et son environnement (RPG), ce qui permet une libre expression de soi. Cela permet aussi de développer l’esprit créatif et l’imagination en nous mettant en contact avec différents mondes, ou PNJ (personnages non-joueurs).

C’est aussi un moyen de resserrer les liens, que ce soit au sein d’une même famille à travers des activités communes , ou entre des joueurs du monde entier, grâce aux fonctionnalités en ligne qui permettent de développer des compétences nécessaires dans la société, comme la coopération et l’entraide.

Enfin, les jeux vidéo peuvent aider à développer des compétences physiques, telles que la capacité d’observation, la prise de décision et les réflexes, puisque les joueurs sont sans cesse obligés de gérer plusieurs données fournies à l’écran à la fois. En effet, des études poussées ont été menées pour comparer ces capacités entre des personnes jouant régulièrement aux jeux et des personnes qui n’y jouaient pas. Les résultats ont été sans équivoque : un joueur est bien plus performant à ces niveaux-là. Pour pousser les recherches plus loin, les mêmes personnes non-joueuses ont ensuite été encouragées à jouer environ 1h tous les jours pendant 2 semaines, afin de repasser les mêmes tests. Les résultats ont montré une très nette progression de leurs capacités. Outre ces évolutions, il existe des jeux vidéo qui servent à s’exercer chez soi, comme par exemple le Nintendo Ring Fit. Les jeux adaptés permettent de faire du sport seul ou accompagné tout en s’amusant. Cet avantage est très bénéfique, surtout en ces périodes de confinement où les occasions de faire du sport sont plus difficiles à trouver.

Bénéfiques pour la société : l’exemple des actions caritatives

De nos jours, on ne compte plus le nombre de personnalités de l’univers vidéoludique (YouTubeurs, streamers) qui ont participé à des actions caritatives pour venir en aide à différentes associations. L’une des plus célèbres est le Z Event, un projet caritatif qui réunit plusieurs dizaines de streamers français se mobilisant durant 3 jours de live non-stop sur Twitch afin de collecter des dons destinés à des associations caritatives (par ex, l’Institut Pasteur en 2019, ou Amnesty international en 2020). Cet évènement permet chaque année de récolter plus d’un million d’euros en 3 jours.

Les jeux vidéo au service de la médecine

Il y a cette idée reçue, dans la société, selon laquelle les jeux vidéo rendent violent. En réalité, cela ne concerne qu’une très faible minorité de personnes addictes. Les jeux vidéo ont au contraire des vertus thérapeutiques au niveau psychique. Ils permettent d’extérioriser la violence et la colère, de se calmer, de se reposer, et donc de mieux contrôler ses émotions.

Ainsi, dans certaines écoles de médecine, les jeux vidéo sont progressivement introduits comme outils d’entrainement ; dans le cadre de simulations à l’aide de casques VR (Virtual Reality), qui permettent de créer des situations réalistes, ils fournissent l’opportunité de vérifier si un étudiant a un bon raisonnement médical et sait établir un diagnostic, sans avoir à mettre de vrais patients en danger.

Comme vous pouvez le voir, les jeux vidéo sont plus qu’un simple moyen de divertissement ; c’est une nouvelle manière de faire avancer le monde, et son potentiel est encore méconnu. Qui sait ce que nous réserve encore la technologie ?